Brexit – Impacts prévisionnels à court terme – Gérard Cohen

 

Il y a tout juste une semaine Theresa May activait l’article 50 et officialisait la volonté de la Grande-Bretagne de quitter l’Union Européenne. Ceci a lieu neuf mois après le référendum au cours duquel les citoyens britanniques ont voté à 51,9 % contre 48,1 % pour la sortie de l’UE. Au delà des échanges qui eurent lieu immédiatement après – la chute du cours de la livre sur les marchés financiers – peu de choses ont changé entre l’Union Européenne et la Grande-Bretagne.

L’article 50 est le déclencheur d’une période de planification de deux ans en vue de quitter l’UE. Cette période également considérée comme une période de négociations, donne assez de temps aux deux partis afin de se mettre d’accord sur les détails d’un futur encore flou.

Alors même que la chute de la livre depuis juin dernier a entrainé une baisse du pouvoir d’achat des Britanniques, les exportations ont augmenté jusqu’à enregistrer des bénéfices notables. Cette tendance pourrait continuer durant les deux prochaines années et devenir un important factor d’investissement au niveau local.

La livre affaiblie s’est également révélée avantageuse pour le secteur touristique. L’Office britannique des statistiques  rapporte une augmentation de 20 % des touristes  étrangers visitant le Royaume-Uni depuis janvier, entrainant une augmentation de 15 % de la consommation.

L’annonce de l’article 50 a pu préoccuper les plus sceptiques espérant encore un revirement de situation mais ce n’était une surprise pour personne. La plupart des marchés se révèlent stables et les investisseurs londoniens sont confiants quant aux résultats à court terme.

D’un point de vue juridique, une loi d’abrogation doit passer au Parlement britannique en mai. Son but est d’abroger l’ « European Communities Act » de 1972 et de restaurer la loi britannique couvrant les sujets correspondants. Le but étant d’assurer ultérieurement une transition en douceur.

De nombreuses questions restent à éclaircir mais, pour l’instant, l’un des plus principaux sujets de préoccupation semble être celui des nationaux ayant élu domicile à l’étranger. Pour résoudre rapidement cette question et répondre aux attentes des citoyens, une réunion européenne doit avoir lieu fin avril.

À court terme, et dans l’attente de plus de détails, les perspectives semblent stables. Les négociations s’annoncent intéressantes étant donné l’effort de chacun de protéger ses citoyens et de mettre en place une séparation optimale.

 

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